Les phases de l’atelier

Les inducteurs à l’écriture

Au démarrage, afin de susciter notre désir d’écrire, des déclencheurs à l’écriture nous invitent à nous immerger dans un univers littéraire ou poétique.

La lecture de textes par l’animatrice permet à chacun des participants de s’imprégner d’un élément du style d’un auteur ou de ce qu’il évoque dans sa narration.

Il peut aussi s’agir de s’imprégner d’un texte poétique : l’animatrice peut lire des poèmes ou inviter chacun des participants à lire quelques vers d’un poème.

Une photo ou une peinture peut également stimuler l’écriture en laissant surgir des images, des sensations et des souvenirs.

Des jeux entre les participants peuvent également servir de déclencheurs à l’écriture.

Des exemples :

Le jeu des « feuilles tournantes » : chaque participant écrit un mot au hasard sur une feuille, puis passe celle-ci à son voisin. Les feuilles tournent ainsi entre les participants jusqu’à ce que chacun ait écrit environ huit mots sur chaque feuille. À la fin du tour de table, les participants écrivent un texte en intégrant tous les mots figurant sur leur feuille de départ.

Les histoires à compléter : une même phrase de début d’un texte est donnée à chacun sur une feuille blanche. Chaque participant commence à écrire quelques phrases pour amorcer une histoire sur sa feuille, puis passe celle-ci à son voisin, qui poursuit l’histoire en quelques phrases. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un ou deux tours de table aient été effectués.

Chaque participant aura écrit un début d’histoire complété par chacun des participants autour de la table. On obtient ainsi autant de versions d’un même début de texte qu’il y a de participants. Ces textes sont lus à la fin des tours de table.

Il est également possible de piocher un mot entendu dans un autre texte que le sien afin de l’intégrer à son propre texte.

Le rôle des inducteurs à l’écriture est de déclencher l’écriture de manière spontanée : à partir de ce qui a été lu et entendu autour de la table, des images et des émotions naissent, et les mots viennent se poser sur le papier. Écrire comme ça vient, au hasard, sans réfléchir, se laisser surprendre. Ainsi, l’imaginaire est dynamisé par l’ensemble de ces déclencheurs, afin de tricoter et de détricoter ses idées, qui se dérouleront au fil de l’écriture.

Le temps d’écriture

Les consignes invitent les participants à utiliser un cadre, une contrainte pour écrire leur texte. Cette contrainte vise à faire émerger l’élan créatif.

Ainsi, il pourra s’agir d’écrire un texte incluant des phrases courtes ou, au contraire, d’écrire une phrase longue. Il peut également s’agir d’écrire un texte sans verbes ou de répéter un même mot au début de chaque phrase de son texte.

Il est possible de contourner ou de détourner la consigne d’écriture si l’élan créateur ne vient pas. Il s’agira alors d’interpréter la consigne à sa manière pour faciliter le démarrage du texte et l’émergence des idées au fil de l’écriture.

Les participants choisissent leur propre style d’écriture : ils ont la possibilité de jouer avec les nuances du langage, d’écrire sur le quotidien, d’explorer des mondes fictifs ou réels, ou d’écrire de la prose poétique.

Les participants ont ainsi la possibilité de laisser vagabonder leur imaginaire et de transposer sur le papier ce qui leur vient.

« L’écriture, c’est la liberté de créer un monde avec des mots. »

Jorge Luis Borges

Écrire pour :

  • Exprimer des émotions
  • Stimuler son imaginaire
  • Partager ses idées
  • Jouer avec les mots
  • Raconter des histoires

La lecture des textes

Les participants qui le souhaitent lisent leur texte. Il s’agit, pour les participants et l’animatrice, de s’immerger dans l’univers fictif, réel ou métaphorique des textes qu’ils écoutent. Il s’agit aussi de s’immerger avec empathie dans les voies choisies par l’auteur d’un texte pour exprimer les sentiments d’un personnage, de repérer des mots ou des expressions percutantes dans le texte, ou encore un style d’écriture convoqué par cet auteur : un inventaire, une narration, de la prose poétique…

Les participants se nourrissent donc des différentes versions des textes entendus, comme autant de versions possibles qui surgissent des imaginaires.

Quant à l’auteur du texte, il livre un premier jet. Cependant, il aura la possibilité de laisser cheminer son texte : de le relire après l’atelier pour ajouter, supprimer ou déplacer des éléments à sa guise.

Le salut au texte

Après avoir écouté un texte, les participants peuvent nommer les mots ou les expressions qui leur ont plu, relever un effet de style utilisé ou nommer les émotions qui traversent le texte.

Ce temps est propice aux échanges avec l’auteur du texte ou les autres participants pour évoquer le fond, la forme ainsi que l’intention de l’auteur.